C’est quoi le burn-out ? Comprendre ses 3 étapes clés

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Trois bougies, une intacte, une craquelée et une en feu pour illustrer les trois étapes du burnout, phase d'alarme, phase de résistance et phase d'effondrement

Au cours de notre vie, on rencontre forcément des périodes durant lesquelles on va se sentir plus stressées que d’autres. Et heureusement ! Car à petite dose, le stress est bénéfique pour la productivité, mais en trop grande quantité et sur une longue durée, ce dernier peut causer l’effet inverse. 

Le burn-out te rattrape quand ton organisme encaisse une surcharge émotionnelle et physique trop lourde, trop longtemps.

Origine du burn-out : l’adaptation au stress

Le burn-out est le terme attribué en 1970 pour qualifier l’épuisement professionnel. En réalité, ce terme signifie bien plus que ça. Il traduit également un épuisement émotionnel, physique et cognitif. 

Mais alors est-ce que le burn-out est un phénomène de mode ? 

Lors de sa 72e assemblée, l’OMS a requalifié le burn-out comme un syndrome résultant d’un stress chronique au travail qu’on a mal géré. Il se caractérise par trois éléments :

  • Un sentiment d’épuisement.
  • Du cynisme ou des sentiments négatifs liés à son travail.
  • Une efficacité professionnelle réduite.

L’OMS a également décrété qu’une personne sur quatre devra faire face à un burn-out au cours de sa vie.

Les 3 phases du burn-out

Un burn-out ne survient pas du jour au lendemain, mais découle de plusieurs mois voire plusieurs années de souffrance. C’est un épuisement progressif. 

Selon Hans Selye, un médecin canadien, il y a trois phases dans un burn-out. Certains les découper en 5 parties ou plus, mais officiellement, il y en a trois.

1. L’hyper vigilance (ou la phase d’alarme)

L’hyper vigilance est la première phase durant laquelle une personne va regorger d’énergie. Ton corps déclenche une véritable alerte intérieure : hormones, neurotransmetteurs et cortisol s’emballent et finissent par t’épuiser complètement. 

Durant cette période, c’est un stress positif pour le corps qui va mettre cette personne en état d’hyper vigilance. Même quand le sommeil te fuit et perturbe tes nuits, ton corps trouve encore l’énergie de tenir debout et d’avancer. On peut d’ores et déjà dénoter chez ces personnes une pointe d’agressivité dans leur comportement.

Cette situation s’apparente à celle rencontrée par les femmes qui viennent d’accoucher. Durant les premiers jours, ces dernières ne dorment que très peu, car elles sont en état d’hyper vigilance à cause de la peur que quelque chose arrive à leur bébé. 

Dans le cas d’un burn-out, le fonctionnement est le même. Cette situation qui peut durer quelques jours est provoquée pour avertir le corps d’un danger imminent qui risque de se produire. Raison pour laquelle on appelle cette étape « phase d’alarme ».

2. Phase de Plateau (ou la phase de résistance)

Si après l’hyper vigilance il n’y a pas de réelle phase de récupération, va alors s’en suivre la phase de plateau ou la phase de résistance. 

Contrairement à la première phase, cette dernière va durer des semaines, des mois voire des années. C’est une phase durant laquelle la personne va décliner progressivement, car le stress perdure. 

Imagine ton corps, il fonctionne grâce à plusieurs batteries. Il faut par conséquent pouvoir les recharger de temps à autre grâce à l’alimentation, la méditation, le temps pour soi, la relaxation, la créativité… 

Si ces dernières viennent à s’épuiser, il va y avoir une surconsommation des neurotransmetteurs comme du cortisol, de la dopamine, de la sérotonine ou encore de la noradrénaline. Le corps va par conséquent puiser dans les réserves physiques et émotionnelles. 

Durant cette période, le corps va réagir de différentes manières face à ce stress permanent. Il va réagir à la fois sur le plan physique ainsi que sur le plan émotionnel. 

Les réactions physiques :

  • Des troubles digestifs ;
  • Des malaises ;
  • Des crampes ;
  • De l’hyperglycémie ;
  • Des nausées ;
  • Des maux de dos ;
  • Des céphalées ; (maux de tête)
  • Un affaiblissement du système immunitaire… 

les réactions émotionnelles :

  • Une fatigue chronique et dépression;
  • Une humeur dégradée : irritabilité, agressivité, isolement, colère… ;
  • Une distanciation sociale ;
  • Une perte de patience ;
  • Beaucoup de pleures… 

C’est à la suite de cette phase durant laquelle les personnes ne se reconnaissent plus que ces dernières vont adopter un comportement de culpabilité et de gêne. Ces dernières vont regretter d’avoir un tel comportement, elles vont se sentir incomprises et vont par conséquent davantage se replier sur elles-mêmes. 

Les réactions cognitives :

  • Des troubles de la concentration ;
  • Des troubles de mémoire ;
  • Un raisonnement flou… 

Mis bout à bout, ces symptômes vont entraîner des erreurs de la part de la personne et donc une dévalorisation de sa personne. C’est un cercle vicieux.

À la fin de la phase 2 vient l’étape du burn-in qui est le moment durant lequel la personne arrive quasiment à épuisement total. Et où le cortisol atteint son pic. Si des mesures ne sont pas prises rapidement, elle va alors passer dans la phase du burn-out.

3. La phase d’effondrement (ou la phase de rupture)

C’est durant cette phase que le corps va dire stop. Un matin, cette personne qui depuis des mois traîne tout ce stress ne pourra plus se lever de son lit. Elle sera alors en situation de burn-out et va devoir passer plusieurs mois voire années à guérir.

Burn out : qui est concernée ?

Contrairement à ce que l’on peut croire, il n’y a pas seulement les salariés qui peuvent être victimes d’un burn-out. Ce sont de manière générale, des personnes qui exercent de lourdes responsabilités qui sont touchées mais pas que. Il y a notamment plusieurs déclencheurs du stress comme l’appréhension d’une journée, les conditions et environnement de travail, les supérieurs, les relations…

1. Personne salariée

Les personnes qui travaillent en tant que salarié sont celles le plus souvent touchées par le burn-out. Car elles peuvent être amenées à travailler avec des personnes qu’elles n’apprécient guère ou bien à subir les directives d’un patron acharné.

2. Les parents, personnes aidantes

Les parents et les mères au foyer peuvent également subir un burn-out lorsqu’elles sont soumises à beaucoup de stress. 

La journée d’une maman peut être très stressante et cette dernière peut appréhender sa journée, car elle a beaucoup de choses à gérer.

3. Les entrepreneurs ne sont pas exclus

Bien que certains entrepreneurs vivent de leur passion, ils ne sont pas pour autant exclus d’être victimes d’un burn-out. 

Au contraire, dans certains cas, le fait de ne pas avoir de patron peut être une souffrance supplémentaire. La personne ne comprend pas pourquoi elle se retrouve dans une telle situation alors que c’est elle-même qui s’organise. 

Le fait de beaucoup travailler et de ne pas avoir les résultats attendus peut être une cause déclenchante. 

Voilà, je te remercie d’avoir lu cet article, tu peux retrouver ce dernier en version podcast. Si tu as des questions sur le burn-out, je serais ravie de te répondre alors n’hésite pas à me laisser un commentaire

Avec tout mon pep’s, Sarra 😊🌻☕

Si tu as un doute sur ton niveau d’épuisement, tu peux répondre au test « Suis-je en burn-out ? ». D’une part les questions vont te permettre d’identifier les causes de ton épuisement. Et d’autre part, je t’envoie par mail un plan d’action adapté à ton résultat. Pose toi dans un coin calme et fais le test

Je t’ai préparé une liste d’article complémentaires à celui que tu viens de lire, bonne lecture :

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